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Qu'est-ce que SWISS-poc ?

Un glossaire de mots-clés suisses permettant d’inspirer des pays en quête de démocratie.

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De la
démocratie
en Suisse


Vous ne vivez pas en démocratie...
Et vous ne le savez pas...
Parce que vous ne connaissez pas le modèle suisse !

Confucius (Instituts) :

« Les Instituts Confucius sont des établissements culturels à but non-lucratif ayant pour mission de promouvoir la langue et la culture chinoises, en associant partenaires chinois et partenaires locaux. Le premier Institut a vu le jour en 2004 à Séoul. Depuis, plus de 500 instituts ont ouvert leurs portes. » (Institut Confucius, s. d.). Après la fermeture de son Institut Confucius à Bâle le 30 septembre 2020, la Suisse n’en compte plus qu’un, celui de Genève.

Confucius est un philosophe chinois. « Il est le personnage historique qui a le plus marqué la civilisation chinoise et est considéré comme le premier « éducateur » de la Chine. » (Wikipédia, 2021).

Missions et objectifs des Instituts Confucius
« Les Instituts Confucius proposent des cours de chinois pour tous les niveaux et tous les publics, dans leurs locaux et/ou dans des établissements partenaires. Ils organisent également chaque année des séjours linguistiques avec leur université partenaire chinoise. Un programme de Bourses permet d’encourager les élèves les plus motivés à effectuer des séjours en Chine.

Les Instituts Confucius participent à la diffusion de la culture chinoise en proposant de nombreux rendez-vous culturels : spectacles, expositions, conférences, cinéma sont au rendez-vous toute l’année, et ouverts à tous. Des activités régulières sont également organisées : cours de calligraphie, peinture, céramique, taijiquan, ateliers…

Les tests d’évaluation du niveau de chinois HSK (écrit) et HSKK (oral), devenus la référence internationale, sont organisés par les instituts Confucius à raison de 1 à 3 sessions par an.

Les Instituts Confucius constituent des plateformes d’échanges qui, au-delà de leur mission d’enseignement du chinois, favorisent le développement de liens avec la Chine dans le domaine culturel, institutionnel, éducatif, économique… » (Institut Confucius, s. d.).

Fonctionnement des Instituts Confucius
Ils sont créés par des partenaires dans les pays hôtes tels que des universités ou collectivités en collaboration avec une université chinoise, toujours sous la supervision du Hanban, la direction générale des Instituts Confucius à Pékin. Le Hanban relève directement du ministère chinois de l’Éducation. Sa mission est de fournir aux pays du monde entier des ressources et services pédagogiques en langue et culture chinoise dans le but d’aider à la mise en place des Instituts Confucius à l’étranger.

Controverses
Les 486 instituts Confucius recensés à travers le monde en 2020 font l’objet de maintes critiques. Ils sont considérés par certains dans les pays occidentaux comme des portes paroles du Parti communiste chinois et dérangent donc depuis leur création.

« Les Instituts Confucius éclosent sur la planète à une vitesse folle. Il s’ouvre près d’un centre par semaine et autant de « classes Confucius ». Leur particularité est de s’implanter au sein des universités, pour tisser des liens avec les élites locales. « Les Instituts Confucius portent l’orgueil retrouvé de l’identité et de la culture chinoises, estime le sinologue François Godement, mais aussi le projet de la Chine de faire du mandarin une langue mondiale. » Chaque institut est rattaché au Bureau de la Commission pour la diffusion internationale du chinois (Hanban), une structure financée par le Ministère chinois de l’éducation. Le gouvernement débourse des sommes colossales pour son rayonnement culturel. Autrement dit, les Instituts Confucius sont les armes chinoises du soft power, le pouvoir des idées et des valeurs. Comment, dès lors, ignorer la dictature derrière la vitrine ? » (Le Temps, 2011).

Ces instituts s’ajoutent à la liste des organisations telles que l’Alliance Française, la Società Dante Alighieri, le Goethe Institut, l’Institutos Cervantes etc. installées en Suisse depuis longtemps déjà. Ce genre d’institutions culturelles sont habituellement indépendantes et sans lien avec les institutions nationales. Cependant, ce n’est pas le cas pour les Instituts Confucius, qui fonctionnent dans les pays hôtes comme des partenaires d’universités locales, ce qui a suscité en Suisse les critiques d’une partie du corps enseignant, des autorités compétentes ainsi que des médias.

Institut Confucius de Genève
Il y’a déjà en Europe des dizaines d’Instituts Confucius. Celui qui s’est ouvert à Genève en 2011 est le premier de Suisse. Les Suisses se sont effectivement montrés prudents et ont pris leur temps afin que le projet soit examiné sous toutes les coutures avant d’être accepté. Des contacts ont été noués avec d’autres universités étrangères qui accueillent des Instituts Confucius afin de savoir comment garder le contrôle sur les activités menées au sein de l’institut supervisé par la Chine.

Le programme de l’Institut Confucius de Genève est géré par l’Université de Genève, en collaboration avec l’Université Ren-min de Pékin. Le contrat contient tout de même une clause qui stipule qu’en cas de conflit, c’est la justice genevoise qui tranche.

Le budget de départ se monte à 200 000 francs, la Chine assume la moitié des frais ainsi que la rémunération du professeur chinois envoyé sur place. L’investissement suisse comprend un professeur de l’Université de Genève, ainsi que les locaux. La Suisse a mis à disposition une propriété appartenant au canton de Genève, la prestigieuse villa Rive-Belle, estimée à 20 millions de francs, même si elle n’est pas sur le marché.

Une question se pose alors : pourra-t-on inviter dans l’Institut Confucius de Genève des opposants au pouvoir chinois, dans le cadre d’un forum sur la liberté d’expression en Chine ? Basile Zimmermann, directeur de l’Institut Confucius de Genève, répond qu’il est spécifié dans le contrat avec le Hanban que les activités organisées au sein de l’institut doivent être conformes aux lois suisse et chinoise. Il ne sera donc pas possible de mettre sur pied des activités considérées comme illégales en Chine. Rappelons que la loi chinoise interdit tout ce qui est susceptible de mettre en danger la stabilité publique. 

Nombreuses fermetures
L’institut Confucius de Bâle ferme ses portes 7 ans après son ouverture, le 30 septembre 2020, suite à des mésententes entre l’État chinois et l’Université de Bâle à propos de la fonction que devait remplir cet institut.

« Les deux partenaires ont annoncé sa fermeture. Son existence était d’autant plus remise en cause car il suivait visiblement les manœuvres politiques et idéologiques de la Chine. L’ancien Recteur de l’Université de Bâle à l’origine du projet, Antonio Loprieno, parle d’une désillusion, tout comme Hans Roth, ex-diplomate également impliqué dans ce rapprochement. Ils constatent l’impossibilité d’ouvrir le dialogue entre la Chine et l’Occident ainsi que l’impression de servir d’instrument de propagande chinoise au cœur de l’Europe, d’autant plus que l’État chinois avait limité la liberté d’action de l’institut. » (Faculté de droit de l’Université de Lausanne, s. d.).

« En février 2013, l’université McMaster au Canada est devenue la première université connue des médias à avoir fermé son institut Confucius. En 2021, on comptabilise 93 universités, 2 gouvernements et 3 conseils scolaires à travers le monde, ayant rompu leurs liens avec les instituts et classes Confucius, ce qui a mené à la fermeture de 92 de ces instituts. » (In the name of Confucius, s. d.). Parmi ces 92 instituts, on en retrouve quatre en France, quatre en Suède, quatre en Allemagne, un en Espagne, un au Danemark, un aux Pays-Bas, un en Belgique et celui de Bâle en Suisse.

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